Qui voudrait accueillir Edward Snowden ? L'homme qui a révélé le programme américain de surveillance illégale des communications a déposé une demande d'asile politique dans 21 pays, selon WikiLeaks. Mais aucun n'avait répondu positivement hier soir. Pologne, Inde, Brésil, Allemagne et Pays-Bas l'ont rejetée. Autriche, Finlande, Norvège, Espagne et Italie soutiennent qu'elle ne correspond pas aux critères officiels. L'Equateur se défile : «Nous ne pouvons pas instruire une demande d'asile […] car il n'est pas en territoire équatorien», a expliqué le président Correa.
«Mort». Hier, Snowden a retiré sa demande d'asile en Russie, Poutine ayant exigé «qu'il cesse ses activités visant à faire du tort à nos partenaires américains», ce qu'apparemment il refuse. Bloqué depuis le 23 juin dans la zone de transit de l'aéroport Cheremetievo, à Moscou - qu'il ne peut quitter puisque les Etats-Unis ont annulé son passeport -, Snowden explique dans sa lettre adressée à la Pologne qu'il demande l'asile «en raison du risque d'être persécuté par le gouvernement des Etats-Unis et ses agents pour avoir décidé de rendre publiques de graves violations de la Constitution» par ce gouvernement. Recherché par Washington pour espionnage, Snowden, toujours invisible, estime qu'il encourt «la prison à vie ou même la mort».
Mais les explications de l'ancien consultant de la NSA n'ont pour l'instant pas ému grand monde. «Après exam




