Désigné mardi chef de l’opposition et pressenti pour prendre la tête d’un gouvernement de transition après la destitution de Mohammed Morsi, Mohamed el-Baradei est une des personnalités politiques égyptiennes les plus célèbres.
Ce docteur en droit international a fait toute sa carrière dans la diplomatie, à l’ONU mais surtout à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qu’il a dirigée de 1997 à 2009. C’est au cours de cette période, qu’il s’est fait remarquer par ses critiques à l’égard de la politique américaine jugée trop belliqueuse. Au moment de la guerre en Irak en 2003, l’homme à la moustache et aux petites lunettes rondes a été l’un des premiers à dénoncer l’invasion. Cet éternel partisan de la négociation, sur le dossier du nucléaire iranien ou coréen notamment, a été accusé par certains de défendre systématiquement les pays ennemis de l’Occident. Ses efforts pour éviter la prolifération en privilégiant le dialogue lui ont néanmoins valu le prix Nobel de la paix en 2005.
Retraité de l’AIEA en 2009, cet opposant à Hosni Moubarak s’est vite fait une place sur la scène politique égyptienne. Démocrate, libéral, défenseur de la liberté d’expression ou du droit des femmes et porté sur les questions sociales et d’éducation, il fait figure d’homme politique moderne malgré ses 71 ans. Dans les petits cercles de l’opposition, son nom circulait déjà en 2010 comme successeur potentiel de Hosni Moubarak. Au moment où la révolution a éclaté, il est rapidement apparu comm




