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Portrait

Adly Mansour, inconnu illustre

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Après une carrière relativement anonyme qui l’a néanmoins porté à la tête de la Haute Cour constitutionnelle au titre de l’ancienneté, le juge se retrouve président par hasard.

Adly Mansour prêtant serment en tant que président égyptien par intérim, le 4 juillet au Caire. (Photo Amr Dalsh. Reuters)
Publié le 05/07/2013 à 22h46

La nomination, mercredi soir, du juge Adly Mansour comme président intérimaire de l’Egypte a mis certains médias en panique : deux photos légendées à son nom ont circulé et tout le monde se demandait si Adly Mansour était le moustachu aux cheveux gris et aux grosses lunettes ou l’homme à la mine austère, cheveux gris et grosses lunettes. Certaines rédactions ont opté pour la moustache. Erreur. C’était le second. L’anecdote montre à quel point Adly Mansour est un parfait inconnu. Personne, sur la place Tahrir ou ailleurs en Egypte, n’a jamais brandi son portrait. Et même les experts du droit constitutionnel égyptien ne le connaissent que de nom.

Circonstances. Rien ne prédestinait ce magistrat de 67 ans à occuper la fonction suprême. C'est un étonnant concours de circonstances qui l'a mené là : Mansour a, selon la procédure légale, hérité du fauteuil de raïs en tant que président de la Haute Cour constitutionnelle. Il doit occuper le poste jusqu'à une élection présidentielle anticipée.

Nommé le 19 mai par le président déchu, Mohamed Morsi - en réalité, élu par ses pairs au titre de l'ancienneté -, il est entré en fonction le 1er juillet, soit au lendemain des grandes manifestations contre le régime. Il avait remplacé Maher el-Beheiry, le fameux moustachu mystère de la photo. C'est donc par hasard que cet homme de l'ombre, diplômé en France de l'ENA en 1977, se retrouve sur le devant de la scène politique. Avant cela, Adly Mansour

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