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Les jihadistes attaquent l’Armée syrienne libre

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Syrie . L’assassinat d’un chef rebelle par un mouvement proche d’Al-Qaeda fragilise l’insurrection.

Publié le 12/07/2013 à 20h46

C’est un nouveau front qui s’est ouvert jeudi en Syrie avec l’assassinat d’un chef de l’Armée syrienne libre (ASL) et de son frère par des jihadistes dans la province de Lattaquié, une région rurale dans le nord du pays. Kamal Hamami, plus connu sous son nom de guerre d’Abou Bassir al-Jeblaoui, a semble-t-il été tué personnellement par Abou Ayman al-Baghdadi, l’émir local de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). L’EIIL est une émanation d’Al-Qaeda et l’un des deux principaux groupes jihadistes, avec le Front al-Nusra, opérant en Syrie. Il était l’un des 30 officiers qui composent le Conseil militaire suprême de l’ASL.

Montée des tensions. On connaît encore mal les circonstances de l'affrontement, rendu public vendredi par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG proche de l'opposition. Il se serait produit lorsque des combattants de l'EIIL ont tenté de détruire un barrage de l'ASL dans la région de Jabal al-Turkmen, au nord de Lattaquié. Quelques jours auparavant, un chef de brigade avait été décapité par l'EIIL dans la province d'Idlib (nord-ouest de la Syrie), toujours selon l'OSDH. Dans cette région, des dizaines de rebelles de l'ASL avaient été tués dans une bataille contre des islamistes pro Al-Qaeda.

Après une longue montée des tensions, perceptible depuis plusieurs mois, l’assassinat de Kamal Hamami apparaît comme un nouveau tournant dans la guerre civile syrienne, comme l’indique la publicité qui lui a ét

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