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Coquillages et crucifix à Copacabana

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JMJ. Trois millions de personnes étaient réunies hier pour entendre la messe de clôture du pape François.

ParChantal Rayes
De notre correspondante à São Paulo
Publié le 28/07/2013 à 22h23

C'est la boutade du moment. Le nouveau chef de l'Eglise catholique a déjà réussi un miracle : conquérir le Brésil alors qu'il est d'Argentine, pays voisin et grand rival. De gauche à droite, c'est l'unanimité autour du pape François, qui a clôturé hier, à Rio, les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), dont la prochaine édition se tiendra à Cracovie, en Pologne, en 2016. Sur la plage de Copacabana noire de monde, François a appelé les jeunes à «ne pas avoir peur [d'évangéliser], y compris ceux qui semblent indifférents» à la religion. Avec son style proche du peuple, tel un «curé de province qui irait déjeuner chez ses fidèles», selon la presse, le pape a drainé les foules : 3 millions de personnes étaient venues l'entendre.

Erosion. «En bon Latino, il s'adresse au cœur, pas à l'esprit comme Benoît XVI», note le théologien Fernando Altemeyer. Pour lui, cette première épreuve internationale du pontificat est un succès : «Le pape a exposé son programme, explique ce spécialiste : une "Eglise pauvre et pour les pauvres". Il a appelé le clergé du monde entier à aller à la rencontre des plus vulnérables. C'est une révolution dans l'approche pastorale. Au Vatican, il y aura des résistances.» Inspiré de la théologie de la libération, doctrine née dans les années 70 en Amérique latine, ce message humaniste vise sans doute aussi à endiguer la perte des fidèles, dans un continent où ce sont les démunis qui se dé

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