Ses partisans le clamaient avant le scrutin de dimanche comme par défi. Mais au fil des heures, ce qui apparaissait hier comme de la forfanterie n’est plus tout à fait exclu : Ibrahim Boubacar Keïta (dit «IBK») pourrait l’emporter dès le premier tour de la présidentielle au Mali, affirmaient hier soir des sources diplomatiques. La participation, qui atteindrait - selon les estimations de l’Union européenne - le taux historique de 50%, aurait ainsi profité à l’ancien Premier ministre, considéré avant le vote comme l’un des prétendants les plus sérieux à la présidence de la République. A Bamako, selon une source bien informée, IBK aurait récolté près des deux tiers des suffrages exprimés.
Illusion. Un véritable raz-de-marée qui ne se limiterait pas à la capitale, mais dont on mesure encore mal l'étendue en l'absence de tout résultat officiel. «Il faut aussi attendre les résultats des bureaux de vote dans les campagnes, plus lents à remonter», tempérait également un observateur. Il n'empêche : le choc est tel que les principaux concurrents d'IBK ont d'ores et déjà commencé à contester des chiffres qui n'existent même pas encore officiellement. Hier, à Bamako, ils ont multiplié les réunions d'état-major pour établir une stratégie commune en vertu du principe «tout sauf IBK». Sans illusion sur l'issue du vote à Bamako (environ 15% du corps électoral), son principal rival, Soumaïla Cissé, assure déjà être en tête dans la plupart des ré




