L'ex-analyste de la NSA Edward Snowden, qui était bloqué à l'aéroport de Moscou depuis le 23 juin, a obtenu hier un asile provisoire d'un an en Russie. Il a immédiatement quitté la zone de transit de l'aéroport de Cheremetievo pour un endroit tenu secret. Son avocat russe, Anatoli Koutcherena, a annoncé que le jeune homme de 30 ans se trouvait désormais en «lieu sûr», et qu'il s'exprimera un jour ou l'autre devant la presse. Il a déjà reçu une proposition d'emploi de la part de Vkontakte, le grand réseau social russe. Et son père a remercié le président Vladimir Poutine.
Cloué. Cet épisode n'est certainement pas la fin de la saga de cet informaticien connu du monde entier pour avoir dévoilé à des journalistes, début juin, l'ampleur du système américain de surveillance des réseaux mondiaux de communication, en particulier d'Internet. Ce lanceur d'alerte, soutenu par une majorité de l'opinion publique américaine mais considéré comme un traître par les milieux du renseignement de son pays, s'est vu cloué à Moscou lorsque les autorités américaines ont décidé d'annuler son passeport. Arrivé de Hongkong, Edward Snowden avait réservé une place sur un avion à destination de La Havane d'où il entendait gagner le Venezuela, pays auquel il avait demandé l'asile politique.
Le 3 juillet, Washington, qui réclame l’extradition de son ancien agent accusé d’espionnage, n’avait pas hésité à demander à plusieurs pays européens, dont la France, de bl




