Une vingtaine d'ambassades fermées hier, une alerte du Département d'Etat aux voyageurs et une mise en garde d'Interpol après une série d'évasions spectaculaires : la «défaite» d'Al-Qaeda, promise par Barack Obama en mai, passe par des soubresauts qui mettent encore à cran les services de sécurité occidentaux. «Al-Qaeda et ses organisations affiliées continuent de planifier des attaques terroristes», «particulièrement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord», met en garde le ministère américain des Affaires étrangères dans une «alerte aux voyageurs» invitant ses ressortissants à se montrer vigilants durant le mois d'août. «C'est sans précédent, la menace doit être très sérieuse pour qu'on ferme un si grand nombre d'ambassades», décrypte Rick Nelson, expert en contre-terrorisme au Center for Strategic and International Studies (CSIS). «Une telle alerte est très exceptionnelle, confirme Robert S. Leiken, auteur de Europe's Angry Muslim sur la révolte des musulmans en Europe. L'Al-Qaeda auquel nous avons à faire face aujourd'hui n'est plus le même qu'au moment du 11 septembre 2001. Sa tête centrale a bel et bien été décimée, mais l'organisation s'est décentralisée et ses cibles sont très difficiles à prévoir.»
Les services américains ont intercepté des «communications électroniques» entre des «dirigeants d'Al-Qaeda» qui évoquaient des attaques contre des intérêts occidentaux au Moyen-Orient o




