Douze ans de guerre antiterroriste acharnée, menée par George Bush puis Barack Obama, ont porté leurs fruits : les cellules terroristes ne sont plus concentrées en Afghanistan ou au Pakistan, elles ont métastasé dans tout le Moyen-Orient et l'Afrique. «Malgré tous les progrès que nous avons faits, la mort de Ben Laden et la traque d'Al-Qaeda entre l'Afghanistan et le Pakistan, il y a toujours de l'extrémisme radical et violent», a reconnu Barack Obama dans une apparition qui se voulait pourtant distrayante au Jay Leno Show, sur NBC mardi soir. Après avoir beaucoup vanté ses succès et proclamé, en mai, qu'Al-Qaeda était «sur le chemin de la défaite», l'administration Obama reconnaît aujourd'hui qu'elle fait face à une nouvelle menace terroriste, plus diffuse et difficile à cerner.
Menace. Des signaux concordants, mais semble-t-il assez vagues, interceptés par les services secrets américains, ont conduit le gouvernement à déclencher une alerte sans précédent ces dernières années. Pas moins de 19 ambassades et consulats américains au Moyen-Orient mais aussi en Afrique ont été fermés pour toute la semaine. Celles de Bagdad et de Kaboul, qui sont toujours particulièrement protégées, ont été rouvertes mais d'autres aussi lointaines que celles de Madagascar, du Rwanda, du Burundi et même de l'île Maurice ont été rajoutées à la liste. Au Yémen, où les services secrets situent actuellement la principale menace, tous les




