De la prison à vie pour les propriétaires de chiens «dangereux et hors de contrôle» ? Dans une consultation publique lancée cet été par le gouvernement britannique, les citoyens sont appelés à donner leur avis sur la répression envers les molosses. Instauré en 1991, le Dangerous Dog Act réprime les attaques de chiens dans les lieux publics de deux ans de prison et de 5 000 livres (environ 5 800 euros) d'amende. Une peine rarement appliquée dans sa totalité. Rien n'est, en outre, prévu pour les agressions dans les jardins privés comme celle survenue en mars près de Manchester. Une adolescente avait été tuée par des Bullmastiffs chez une amie. Les propriétaires n'ont jamais été poursuivis. Depuis 2005, 16 personnes sont mortes agressées par un chien.
Avec 210 000 attaques recensées chaque année et 6 000 hospitalisations pour morsure, le gouvernement a décidé de sévir. Parmi les questions de l'enquête : «Combien d'années de prison faut-il instaurer pour le propriétaire d'un chien qui a blessé une personne ou qui a tué un chien guide d'aveugle ?» L'internaute peut choisir entre des peines de trois, cinq, sept ou dix ans. Dans l'hypothèse où la victime décède, la détention varie de sept ou quatorze ans à la prison à vie… Des propositions qui semblent convaincre les employés qui sont quotidiennement en contact avec ces bêtes hargneuses. Postiers, électriciens doivent souvent ruser pour éviter attaques, morsures, pouvant entraîner la perte d'une main ou d'un bras.




