Il voulait être «martyr», son vœu a été exaucé par la cour militaire de Fort Hood. Le major Nidal Hasan, qui avait ouvert le feu en novembre 2009 sur ses camarades de la base texane, faisant treize morts et une trentaine de blessés, a été condamné mercredi à la peine capitale, à l'unanimité des treize jurés. Dès l'ouverture de son procès, le major, âgé de 42 ans, avait reconnu avoir tiré sur ses camarades. «J'étais du mauvais côté de la guerre menée par les Etats-Unis et j'ai ensuite changé de camp», avait-il expliqué.
Né aux Etats-Unis, de parents immigrés de Palestine, Nidal Hasan s’était engagé sitôt après le lycée dans l’armée américaine, où il avait mené à bien des études de psychiatrie et s’était radicalisé.
Paralysé. Son raisonnement, que le tribunal militaire n'a guère voulu entendre, mais qu'il a fait parvenir à des journalistes via ses avocats, est qu'il défendait l'islam et comptait devenir «martyr» en tuant des soldats américains avant qu'ils ne s'en prennent à ses coreligionnaires en Afghanistan. Le FBI avait intercepté des mails dans lesquels il demandait conseil en 2008 à Anwar al-Awlaki, un célèbre prédicateur d'Al-Qaeda. Les services américains avaient failli donner suite.
Paralysé des jambes suite aux tirs qui ont fini par le neutraliser, Hasan a fait très peu d'efforts pour se défendre lors du procès, refusant l'aide des avocats commis d'office. «Je suis d'accord avec l'accusation, tout cela




