Avec des déclarations très dures, qui contrastent avec sa légendaire prudence diplomatique, l'Arabie Saoudite s'est engagée dimanche soir sans ambiguïté en faveur d'un soutien à des frappes contre le régime syrien. «Toute opposition à une action internationale ne peut être qu'un encouragement pour le régime de Damas à poursuivre ses crimes», a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, devant ses homologues de la Ligue arabe, lors d'une réunion tenue en urgence au Caire. Il est «temps de demander à la communauté internationale d'assumer ses responsabilités et de prendre des mesures de dissuasion [contre le régime syrien]», a-t-il ajouté. Selon lui, le peuple syrien, «sentant l'incapacité des Etats arabes à répondre à ses appels à l'aide répétés, a été contraint de lancer un appel à l'aide à la communauté internationale».
Parrain. Le soutien de Riyad à l'opposition à Damas n'a cessé de s'amplifier depuis le début de la crise syrienne, au point que le royaume est devenu le principal parrain des rebelles. En juillet, le régime saoudien, qui veut ouvertement la chute du régime de Bachar al-Assad, a même imposé à la tête de la Coalition nationale syrienne, Ahmed al-Jabri, un chef tribal proche des services secrets saoudiens et qui a ses entrées auprès du roi Abdallah. Sans doute peut-on expliquer la position très déterminée du royaume wahhabite par le caractère désormais régional




