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L’attaque chimique en détail

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Paris rend publique une note de synthèse de la DGSE et de la Direction du renseignement militaire.

Publié le 02/09/2013 à 23h36

C'est une opération de transparence sans précédent dans le renseignement français. Afin de permettre aux élus puis à l'opinion de juger par eux-mêmes, les autorités ont décidé de rendre publique depuis hier soir une note de synthèse de 9 pages rédigée en commun par la DGSE, (Direction générale de la sécurité extérieure) et la DRM (Direction du renseignement militaire) sur «l'attaque chimique conduite par le régime le 21 août 2013» et sur «des cas d'emploi passés d'agents chimiques par le régime». «Avec plus de mille tonnes d'agents chimiques de guerre et de précurseurs, Damas détient l'un des stocks opérationnels les plus importants au monde, sans perspective de destruction programmée en l'absence de volonté d'adhésion de Damas à la convention sur les armes chimiques», note le document qui évoque aussi bien les divers types de gaz, l'ypérite (le gaz moutarde), le VX - le plus toxique des agents connus, et plusieurs centaines de tonnes de sarin. Ces gaz peuvent être envoyés par des missiles (Scud C ou B, SS21) mais aussi dans des bombes avec 100 à 300 litres d'agents toxiques ou des roquettes d'artillerie. Une unité - la Branche 450 - est responsable des opérations de remplissage et de la sécurité. Elle est composée uniquement de militaires alaouites. «Bachar al-Assad et certains des membres les plus influents de son clan sont les seuls habilités à donner les ordres d'utiliser ces armes», affirme le document.

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