Les conseillers d'Obama appellent cela «inonder la zone» : depuis ce week-end, le président lui-même et tous ses conseillers enchaînent les briefings avec les élus au Congrès pour les convaincre d'autoriser les frappes en Syrie. Ils ont ainsi engrangé hier plusieurs ralliements clés, qui rendent plus probable un vote positif la semaine prochaine, dès la rentrée parlementaire prévue lundi 9 septembre. «Je vais soutenir l'appel aux actes du Président», a annoncé hier le leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, John Boehner, à la sortie d'une rencontre à la Maison Blanche. «Seuls les Etats-Unis ont les moyens de stopper Al-Assad et de prévenir les autres dirigeants dans le monde que ce type de comportement ne sera pas toléré», a expliqué le chef de file républicain. «Ce n'est pas l'Irak, ce n'est pas l'Afghanistan», a plaidé Barack Obama lui-même lors de cette rencontre avec les leaders démocrates et républicains des deux Chambres. L'intervention militaire américaine sera «limitée et proportionnée», a répété plusieurs fois le Président.
«Diable». Tout en rassurant ainsi les sceptiques, qui craignent un nouveau bourbier, Obama a réussi à rallier les faucons à qui il promet une «stratégie plus large» de «renforcement des moyens» de l'opposition syrienne. Recevant lundi John McCain et Lindsey Graham, les plus fameux va-t-en-guerre républicains, Obama leur a




