Le sommet du G20 qui s'ouvre aujourd'hui à Saint-Pétersbourg sera dominé par la question syrienne, notamment dans les diverses rencontres et tête-à-tête qui se tiendront en marge de la réunion elle-même. Le président américain, Barack Obama, comme son homologue français, François Hollande, y tenteront de rallier des soutiens à leur décision d'intervention aérienne pour «sanctionner» l'attaque chimique menée par le régime de Bachar al-Assad. «Une large coalition doit être formée avec les Etats-Unis, l'Europe et les pays arabes», répète volontiers le président français, mais la partie s'annonce difficile. Pour le moment, parmi les membres du G20, outre la France et les Etats-Unis, seuls quatre pays appuient ouvertement les frappes, sans pouvoir, pour diverses raisons, directement participer aux opérations.
«Bérézina». Cette instance, regroupant les 20 premières puissances économiques pesant 85% du PIB mondial, est représentative d'une nouvelle réalité, où la domination de l'Occident, aussi bien économique que politique, n'est plus que relative. La Russie, puissance invitante et indéfectible soutien du régime syrien, tout comme la Chine s'opposent ouvertement aux volontés interventionnistes des Occidentaux. L'Inde, le Brésil ou l'Afrique du Sud, comme la plupart des émergents, sont aussi très méfiants en la matière.
Les Européens (lire ci-contre), quant à eux, restent réticents à toute intervention sans mandat onusi




