Barack Obama joue non seulement le sort de la Syrie cette semaine au Congrès mais aussi celui de la fin de sa présidence : rentré ce week-end à Washington après un G20 plutôt éprouvant à Saint-Pétersbourg, le Président n’a plus que quelques jours pour tenter de convaincre l’opinion américaine et les élus de son pays du bien-fondé de frappes militaires «limitées» en Syrie. Obama a promis de s’impliquer personnellement dans l’effort : il ne donnera pas moins de six interviews aux principales chaînes de télévision cet après-midi, puis prononcera une solennelle allocution à la nation depuis la Maison Blanche demain soir.
«Point de non-retour». La bataille est loin d'être gagnée, surtout à la Chambre des représentants, qui est à majorité républicaine : son Speaker, John Boehner, a appelé à voter pour l'intervention, mais ses troupes continuent à n'en faire qu'à leur tête. Au dernier décompte de CNN, la Chambre ne compte que 24 représentants prêts à voter en faveur des frappes demandées par Barack Obama, contre 123 prêts à voter non. Selon le New York Times, la Chambre approche même le «point de non-retour», avec bientôt 218 élus «opposés» ou «plutôt opposés» aux frappes (la majorité requise est de 217 voix). Au Sénat, un vote positif est plus probable, en s'appuyant sur la majorité démocrate et les faucons républicains comme John McCain. Mais la plupart des élus se disent encore indécis. Dans leurs circonscriptions, par télép




