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Récit

Paris et Washington au point de ralliement

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En obtenant des Européens la signature d’un texte exigeant une «réponse forte» contre Al-Assad, Hollande et Obama sortent de leur isolement. Reste à convaincre les opinions et le Congrès américain.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et le secrétaire d'Etat américain, John Kerry. (Photo Susan Walsh. Reuters)
Publié le 08/09/2013 à 21h46

Les lignes ont bougé et les Etats-Unis comme la France sont de moins en moins isolés dans leur volonté de «sanctionner» par des frappes aériennes le régime de Damas pour avoir utilisé, le 21 août, des armes chimiques contre sa population, faisant près de 1 500 morts. «Au départ, on peut penser qu'on est seul quand on prend la responsabilité d'agir, mais ensuite, il y a un travail de conviction, il se fait», a déclaré François Hollande, samedi à Nice. Le chef de l'Etat a par ailleurs annoncé qu'il parlerait aux Français après le vote - toujours incertain - du Congrès américain (lire page ci-contre) prévu pour jeudi ou vendredi, et la publication en fin de semaine du rapport des inspecteurs des Nations unies. «J'aurai alors tous les éléments me permettant de m'adresser aux Français pour leur dire la décision que j'aurai choisie pour la France», a insisté le président Hollande, satisfait du soutien croissant de ses partenaires, notamment européens, longtemps aussi frileux que divisés.

La donne a désormais changé. «Au fur et à mesure que l'on explique de quoi il s'agit, les choses bougent», a ainsi souligné le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue américain, John Kerry, de passage à Paris. Le secrétaire d'Etat, lui, assurait «qu'un nombre à deux chiffres de pays est prêt à prendre part à une opération militaire». Plus nuancé, le responsable du Quai d'Orsa

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