En sortant de sa manche une proposition destinée à éloigner les frappes militaires américaines contre le régime de Bachar al-Assad, Moscou a repris la main, lundi, sur la scène internationale. Malgré le scepticisme des Occidentaux, l’ONU pourrait à nouveau entrer dans le jeu.
Que proposent les Russes ?
Après deux ans et demi d'obstruction systématique sur le dossier syrien, dont trois vetos à l'ONU, la Russie a enfin lancé une initiative constructive. Présentée lundi à l'issue d'une rencontre à Moscou des ministres des Affaires étrangères russe et syrien, elle prévoit de placer sous contrôle international le stock d'armes syrien, puis de le détruire. «La partie russe travaille actuellement à l'élaboration d'un plan réalisable, précis, concret», a déclaré hier le chef de la diplomatie russe. «Nous comptons présenter ce plan dans les plus brefs délais, et nous serons prêts à travailler à ce propos avec le secrétaire général de l'ONU, les membres du Conseil de sécurité et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques», a-t-il ajouté. Cette idée a fait son chemin au cours de diverses rencontres, dont un tête-à-tête Obama-Poutine au G20 de Saint-Pétersbourg. «La proposition de placer l'arsenal syrien sous contrôle international n'est pas une initiative entièrement russe, dit le ministre Sergueï Lavrov. Elle a émergé des contacts que nous avons eus avec nos collègues américains, des déclarations hier de Jo




