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Décryptage

La France ne veut pas rejouer en Centrafrique le scénario malien

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Un mini-sommet consacré à cette ancienne colonie française devait réunir François Hollande et plusieurs dirigeants africains ce jeudi à Bamako, en marge de la cérémonie d'investiture du président IBK.

Le 25 mars, des rebelles près du palais présidentiel de Bangui. (Photo Sia Kambou. AFP)
Publié le 19/09/2013 à 17h18

L'opération Serval au Mali : un accident de l'Histoire dicté par la nécessité et qui doit rester une exception. Tel est le message que Paris s'emploie à distiller ces jours-ci, alors que la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire en République centrafricaine (RCA) nourrit de nombreuses spéculations sur une nouvelle intervention militaire française. «Ce n'est pas à nous de faire le boulot mais aux Etats de la région, explique un haut responsable à Paris. On ne peut pas proclamer "L'Afrique aux Africains" et demander à l'ex-puissance coloniale d'envoyer des troupes.»

C'est pourtant ce qu'a fait récemment l'Union africaine, se heurtant pour l'occasion à une fin de non-recevoir de Paris. «Au contraire, nous avons répondu que nous allions baisser nos effectifs, ajoute cet interlocuteur. Il s'agit d'un électrochoc que nous espérons salutaire.» La France dispose de 450 hommes en Centrafrique, concentrés sur l'aéroport de Bangui, lieu stratégique en cas d'évacuation des ressortissants étrangers ou d'envoi de renforts militaires. Ces soldats sont censés appuyer la force multinationale africaine, la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique). Composée de plusieurs centaines d'hommes sur le terrain, celle-ci s'est montrée impuissante jusqu'ici à enrayer la sp

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