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Hollande content de lui au Mali

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Diplomatie. Lors de l’investiture d’IBK, hier, le président français a loué les résultats de l’opération «Serval».

ParGrégoire Biseau
Envoyé spécial à Bamako
Publié le 19/09/2013 à 21h06

Est-ce la faute à une interminable et poussive cérémonie ? Toujours est-il que la ferveur malienne était hier en deçà de sa réputation pour fêter l'investiture de son nouveau président, Ibrahim Boubacar Keita, dit IBK. A Bamako, dans un stade de 50 000 places écrasé de chaleur et à moitié plein, François Hollande, qui a fait l'aller-retour dans la journée, est venu recueillir quelques lauriers d'une victoire qu'il considère comme totale. Dans un discours d'une dizaine de minutes, le chef de l'Etat, plusieurs fois applaudi, a assuré qu'«aujourd'hui, c'est tout le Mali qui est libéré».

«Dette». Après avoir rendu hommage aux sept soldats français morts lors des combats, il a rappelé que «la France est venue honorer une dette contractée pendant les deux conflits mondiaux du XXe siècle. La France n'a pas oublié que des soldats maliens, africains, avaient payé du prix de leur sang pour libérer la France». Surtout, Hollande a profité de cette tribune africaine, et de la présence d'une quinzaine de chefs d'Etat, pour rebondir sur le dossier syrien. «Nous avons adressé un exemple au monde : lorsque le droit est bafoué, lorsque des femmes et des enfants sont massacrés, c'est à ce moment-là que la communauté internationale doit se lever. Voilà la leçon du Mali, voilà le message de Bamako.»

C'est peu dire que le dossier malien est, pour Hollande, une (pour ne pas dire la) grande fierté de son début de quinquennat.

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