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Analyse

Les douze travaux de Berlin

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L’Allemagne a de nombreux défis à relever pour conserver sa position.

ParMarc Semo
Envoyé spécial à Berlin
Publié le 19/09/2013 à 20h46

C'était il y a dix ans. L'Allemagne était considérée comme «l'homme malade de l'Europe», avec une économie grevée par le faramineux coût de la réunification (1 300 milliards d'euros) et les dépenses d'un «welfare state» tentaculaire, avec un déficit budgétaire peu ou prou égal à celui de la France. Les douloureuses réformes menées par le social-démocrate Gerhard Schröder ont relancé la machine productive et lui ont coûté sa réélection en 2005. Aujourd'hui, l'Allemagne est plus forte qu'elle ne l'a jamais été depuis la guerre, tout à la fois première économie de la zone euro, première exportatrice et pays le plus peuplé de l'Union européenne. Angela Merkel gère habilement cet héritage et devrait entamer un troisième mandat. Même si nombre de ses adversaires - mais également de ses partenaires - relèvent son absence de vision en matière de construction européenne et critiquent une recherche du consensus qui amène la chancelière à repousser les choix les plus difficiles. «Sa cote de popularité est liée au fait qu'elle préserve les Allemands des efforts», note le journaliste Ralph Bollmann, auteur d'un livre sur Merkel.

Boutade. Les défis restent pourtant immenses, à commencer par celui du déclin de la population. L'Allemagne risque d'être bientôt «le vieil homme de l'Europe» selon la boutade en cours à Berlin. C'est pour cela que Libération a commencé ce voyage outre-Rhin en analysant cet enjeu démographique, bombe à retard

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