Menu
Libération
portrait

Nick Sloane, le renfloueur

Réservé aux abonnés

Spécialisé dans le sauvetage des navires, ce «salvage master» sud-africain de 52 ans vient de redresser le «Costa Concordia».

Nick Sloane. (Photo Laura Lezza pour «Libération».)
Publié le 29/09/2013 à 18h06

Nick Sloane est un de ces gars qui veut continuer à vivre simplement. Le teint jamais bronzé, sa peau de blond rougissant en accéléré, ce «démineur» de l'extrême au physique de rugbyman vient de réaliser un exploit inédit en réussissant le pari fou de redresser le Costa Concordia, échoué depuis vingt mois sur l'île du Giglio. Après trente ans passés à récupérer des épaves de toutes sortes sur les océans du globe, ce Sud-Africain vient de passer à la postérité. «Jamais personne ne s'était attaqué à une telle carcasse, longue de 300 mètres et haute comme un immeuble de onze étages, dit-il. Aujourd'hui, que c'est bon de dire que le Concordia est debout !»

Nicholas Sloane, 52 ans, appartient à la fratrie des Salvage masters, littéralement les «maîtres sauveurs» spécialisés dans les naufrages en tous genres. Dans le monde, les casse-cou et/ou touche-à-tout de ce niveau ne sont qu'une vingtaine. Ils se connaissent tous. A la fois architecte naval, constructeur de bateaux, ingénieur, inventeur éclairé, Nick est senior salvage master. Depuis un an et demi, il est à la tête d'un commando de spécialistes de l'extrême et gère les 500 personnes impliquées dans ce sauvetage gigantesque. «J'ai été parachuté sur cette petite île de la Méditerranée, et depuis seize mois, c'est devenu ma nouvelle maison», rappelait-il fin août devant une bonne bouteille de Tignanello Antinori, son chianti favori. A minuit passé, la journée avait encore une fois été

Dans la même rubrique