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Côte-d'Ivoire : la Cour pénale internationale met la pression sur Abidjan

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La CPI a rendu public le mandat d'arrêt lancé en décembre 2011, et tenu secret jusqu'ici, contre Charles Blé Goudé, l'ancien leader des «Jeunes Patriotes».

Charles Blé Goudé à la sortie du tribunal d'Abidjan le 30 janvier 2013. (AFP)
Publié le 01/10/2013 à 16h14

La partie de bras de fer continue entre la Cour pénale internationale (CPI) et le pouvoir d'Abidjan. Ce mardi, la cour installée à La Haye a rendu public le mandat d'arrêt lancé contre Charles Blé Goudé, l'ancien leader des Jeunes patriotes, une force aux allures de milice au service de l'ancien président Laurent Gbagbo de 2002 à 2011.

Cette annonce intervient quelques jours après que le régime d'Alassane Ouattara a refusé de transférer à La Haye la femme de l'ex-numéro un ivoirien, Simone Gbagbo, emprisonnée en Côte-d'Ivoire. En novembre 2011, quelques mois après la fin de la crise post-électorale dans cette ancienne colonie française, elles avaient à l'inverse remis à la CPI l'ancien président Laurent Gbagbo.

En refusant de lâcher le pouvoir en faveur de son rival Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo avait plongé la Côte-d’Ivoire dans la crise la plus grave de son histoire. Mais Abidjan n’en a pas fini avec lui : en juin dernier, les juges de la CPI ont demandé à la procureure Fatou Bensouda de préciser les charges retenues contre lui, les estimant insuffisantes pour déboucher sur un procès. Une décision finale devrait être prise à ce sujet dans les tout prochains mois.

«Le général de la rue»

Le mandat d'arrêt contre Blé Goudé, surnommé à Abidjan «le général de la rue», avait été émis en décembre 2011 et tenu secret depuis lors. Ephémère ministre de la Jeun

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