Une semaine après le naufrage qui a coûté la vie à 328 réfugiés érythréens et somaliens au large de Lampedusa, un nouveau bateau a chaviré, avec à son bord 250 migrants, vendredi entre Malte et la Sicile. Au moins 50 personnes, dont une dizaine d'enfants, seraient mortes, selon des informations parvenues dans la soirée qui n'étaient pas confirmées officiellement. L'agence de presse italienne Ansa affirmait en outre que 150 rescapés avaient pu être recueillis sur un navire maltais et 50 autres sur un bateau de la marine militaire italienne, le Libra.
Ce sont les immigrés eux-mêmes qui ont donné l'alarme grâce à un téléphone satellitaire, alors que l'embarcation se trouvait dans les eaux territoriales maltaises entre Malte et Lampedusa, non loin des eaux territoriales libyennes. Le navire a été déstabilisé et s'est renversé lorsqu'ils se sont agités pour attirer l'attention d'un avion de la marine militaire. Les garde-côtes italiens, qui intervenaient dans des conditions maritimes difficiles, ont fait savoir durant l'opération que l'accident s'était produit «dans les eaux territoriales maltaises» : «Nous apportons notre aide aux autorités de Malte», a déclaré à l'Agence France-Presse le commandant Filippo Marini. Les survivants devaient être transportés sur l'île italienne de Lampedusa, à 120 km des lieux du naufrage, selon l'agence Reuters.
Egoïsme. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, 32 000 personne




