Menu
Libération

«Shutdown», signes d’essoufflement à droite

Réservé aux abonnés

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 11/10/2013 à 23h21

Les sacs-poubelles s'amoncellent dans les couloirs, le ménage n'est plus assuré dans les bureaux et les nerfs sont à vifs : après bientôt deux semaines de «fermeture» du gouvernement américain, le Congrès lui-même montre des signes de fatigue de cette punition qu'il a imposée à l'Amérique. «On a vraiment hâte que cela cesse», confient des collaborateurs républicains et démocrates qui espéraient encore ce vendredi ne pas se voir infliger un deuxième week-end de travail sans être payés.

Après avoir passé deux semaines à s’invectiver, Barack Obama et le Congrès ont entamé des tractations qui pourraient permettre un déblocage rapide. Le speaker républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, a proposé de relever le plafond de la dette, qui sera atteint jeudi, pour une période de six semaines, le temps de négocier un nouveau compromis budgétaire. La menace d’un défaut de paiement, qui commençait à sérieusement inquiéter les investisseurs, serait ainsi repoussée. Mais Obama demande aussi la réouverture du gouvernement avant toute négociation de fond.

Les républicains ont amorcé leur retraite, poussés par les sondages montrant que la bataille leur est très défavorable. Leur parti est tombé à 24% d'opinions favorables, contre 39% pour les démocrates et 47% pour Obama, indique un nouveau sondage NBC-Wall Street Journal. Le Tea Party, qui a poussé les républicains dans cette épreuve de force, voit aussi sa popularité en berne, avec 21% d'opinions favorables.

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique