N'en déplaise à certains, j'aimerais prendre la défense du Qatar, pays organisateur du Mondial en 2022. Une initiative personnelle, totalement bénévole ! Quand il se dit que Zidane aurait touché 11 millions d'euros juste pour déclarer : «Je suis pour l'attribution du Mondial au Qatar» (la réplique la plus chère de l'histoire de l'humanité), c'est important de le préciser. Oui, je trouve les critiques vis-à-vis du Qatar un tantinet injustes : que ce pays plus petit que la Corse et très peu peuplé ait réussi à décrocher l'organisation de l'événement sportif le plus suivi de la planète est déjà un véritable exploit. Confier la Coupe du monde au Qatar, c'est comme demander à la ville de Nancy d'organiser la finale du superbowl américain ou au tennis club de Bois-Colombes, les Internationaux de France de Roland-Garros. Cela peut susciter des jalousies.
Ainsi, parmi les nombreux griefs reprochés aux Qataris, arrivent en premier lieu «les conditions effroyables» dans lesquelles travaillent leurs ouvriers népalais et indiens. Le Qatar n’étant pas un pays de foot, il a fallu construire des stades au milieu du désert sous des températures caniculaires de 50 °C. Mettez une barquette de purée cinq minutes au micro-ondes, vous comprendrez. La nuit, sans doute pour que les ouvriers continuent à se tenir chaud afin d’éviter un choc thermique trop important, ils sont parqués à onze par chambre (de quoi constituer une équipe de foot !) et comme il n’y a aucune hygiène, aucun soin et




