Alors que les prises d’otages sont devenues endémiques en Syrie, neuf pèlerins chiites libanais ont été libérés samedi après dix-sept mois de détention. Les rebelles les ont relâchés en échange de deux pilotes turcs, capturés en août dans la banlieue sud de Beyrouth par un groupuscule chiite inconnu. Quelque 200 prisonnières syriennes doivent aussi être remises en liberté par le régime de Bachar al-Assad, une exigence des ravisseurs des pèlerins. Hier à la mi-journée, on ignorait si ces requêtes avaient été élargies. Ces libérations, très médiatisées, jettent une lumière crue sur le commerce des otages en Syrie et consacrent une belle victoire diplomatique et politique du Qatar. C’est grâce à Doha que la transaction a pu aboutir. Le chef de la diplomatie qatarie, Khaled al-Attiya, n’a pas eu le triomphe modeste, samedi, lorsqu’il a insisté sur le fait que seule l’action de son pays avait permis ces libérations. Il est néanmoins probable qu’Ankara ait joué un rôle occulte dans les négociations, d’autant plus que les neuf chiites étaient détenus à Aazaz, bourgade syrienne située à quelques kilomètres de la frontière turque. Peut-être aussi l’Autorité palestinienne est-elle intervenue, puisque l’ex-Premier ministre libanais Najib Mikati a chaleureusement remercié… Mahmoud Abbas.
Les pèlerins libanais, qui étaient au nombre de onze - deux ont vite été relâchés -, ont été kidnappés en mai 2012 dans la province d'Alep, au retour d'un pèlerinage en Iran. Pour faire pression sur les




