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En Géorgie, une présidentielle incertaine

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Georgi Margvelachvili, un proche du Premier ministre populiste Bidzina Ivanichvili, fait figure de favori mais rien ne dit qu'il l'emportera dimanche.

Le drapeau géorgien. Jeudi à Tbilissi. (Photo David Mdzinarishvili. Reuters)
ParHélène Despic-Popovic
envoyée spéciale à Tbilissi
Publié le 25/10/2013 à 11h30, mis à jour le 25/10/2013 à 14h59

Quel qu’en soit le résultat, la présidentielle de dimanche en Géorgie mettra un terme à la difficile cohabitation qui dure depuis un an entre le milliardaire populiste Bidzina Ivanichvili, devenu Premier ministre en octobre 2012 à la tête du Rêve géorgien, et le réformateur pro-occidental Mikhéil Saakachvili, porté au pouvoir en 2003 par la révolution des roses. Saakachvili, 46 ans, ne peut pas se représenter avoir effectué deux mandats de cinq ans consécutifs, et son candidat, l’ancien président du parlement David Bakradzé, 41 ans, peut au mieux espérer arracher un second tour au candidat du premier ministre. Le sort personnel du président sortant est pour le moins incertain : certains candidats brûlent d’envie de le poursuivre en justice, une centaine de ses anciens collaborateurs font l’objet d’enquêtes judiciaires tandis qu’une dizaine sont déjà incarcérés.

Proche du Premier ministre, Georgi Margvelachvili, 44 ans, ancien recteur de l'Institut des affaires publiques, devenu l'an dernier ministre de l'Education, part donc favori de ce scrutin. Mais il n'est pas certain qu'il réussisse à l'emporter dès le premier tour comme le souhaite Ivanichvili, qui l'a même engagé à se désister s'il devait y avoir un second tour. Une proposition pour le moins incongrue. «Nous pensons que Margvelachvili peut réunir 60 à 70% des voix», affirme cependant son chef de campagne, l'actuel leader de la fraction du Rêve géorgien au parlement, David Saganelidze. «Mais il ne faut pas

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