«La secte Falungong, les indépendantistes du Xinjiang ou du Tibet, d'autres forces dites "hostiles"… », s'interroge sur son microblog l'artiste Ai Weiwei. Comme lui, beaucoup de Chinois estiment que le grave incident qui a fait au moins cinq morts et 38 blessés ce lundi sur la place Tiananmen, est sans nul doute un attentat, et que seule se pose la question de l'identité de ses auteurs.
Dans la soirée, on apprenait qu'un mandat d'arrêt émis par la police de Pékin a été lancé à l'encontre de deux suspects, originaires du Xinjiang, Youssef Ashanti et Youssef Oumarniaz, un document publié par un blog dissident très informé. Cette région de l'ouest du pays a été cette année le théâtre d'attentats et d'affrontements particulièrement violents entre les autochtones ouïgours musulmans et la police chinoise, et il semblerait que l'enquête s'oriente dans cette direction. L'un des suspects réside à Lukeqin, théâtre de combats entre Ouïgours et policiers chinois qui ont fait 27 morts en juin dernier.
Course folle au milieu des touristes
Une Jeep de type 4X4 avec à son bord trois occupants s’est engagée vers midi sur une voie piétonnière menant à la porte Tiananmen, au-dessus de laquelle est accroché le fameux portrait géant de l’ancien leader Mao Zedong. Le véhicule s’est frayé un chemi




