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Affaire NSA : Obama prêt à des concessions

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États-Unis . Washington a proposé de nouveaux pactes de «non-espionnage mutuel» à ses alliés.

ParLorraine Millot
De notre correspondante à Washington
Publié le 29/10/2013 à 21h06

Barack Obama savait, mais depuis cet été seulement, que ses services espionnaient aussi des chefs d'Etat «amis», et il s'apprête maintenant à mettre fin à ces pratiques. Sous la pression des «révélations Snowden», telle était hier la nouvelle ligne de défense de l'administration Obama, exprimée par plusieurs officiels américains. Selon le Washington Post, qui cite plusieurs de ces officiels, le Président se serait montré «surpris» de l'ampleur du programme, mais «pas fâché» de ne pas avoir été informé plus tôt.

Cette nouvelle version, qui reste à confirmer, semble surtout destinée à contredire une autre, beaucoup plus gênante pour le président américain, avancée ce week-end par la presse allemande. Selon le Bild am Sonntag, le général Keith Alexander, directeur de la NSA (la National Security Agency, chargée des écoutes électroniques), aurait informé Obama de cette surveillance dès 2010.

«Dossier complet». Mieux, toujours selon l'édition dominicale du Bild, le président américain aurait alors demandé à la NSA de poursuivre ses efforts et de réunir un «dossier complet» sur la chancelière allemande, Angela Merkel, en qui «il n'avait pas confiance».

Sous ces coups de boutoir de la presse internationale, qui continue d'égrener les documents dérobés par Edward Snowden, l'ancien contractant de la NSA aujourd'hui réfugié à Moscou, Washington a aussi signalé à ses alli

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