Le message était clair et ferme : la France ne paie plus de rançon. «Pourriez-vous comprendre qu'au moment où nous sommes en guerre, nous versions de l'argent aux terroristes pour qu'ils achètent des armes», déclarait François Hollande sur France 2, le 28 mars, en pleine opération française au Mali. Le chef de l'Etat explicitait la nouvelle doctrine de Paris déjà énoncée deux mois plus tôt, le 13 janvier, alors qu'il recevait pendant plus d'une heure les familles des otages aux mains d'Aqmi. «Il nous a expliqué qu'il n'est pas envisageable de financer des organisations que la France combat militairement», avait raconté l'ex-otage Françoise Larribe, dont le mari, Daniel, libéré mardi, était alors entre les mains du groupe jihadiste.
Dans ce domaine comme tant d'autres depuis qu'il est arrivé à l'Elysée, François Hollande voulait se démarquer des pratiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy, même s'il était et reste investi à plein pour la libération des Français encore détenus au Sahel comme en Syrie. «Sa posture est nouvelle, tranchante, et sans appel : la France ne paie pas», martelait hier un conseiller de l'exécutif. Les autorités françaises ont donc démenti comme il se doit tout versement de rançon pour les quatre derniers otages d'Arlit, mais les informations du quotidien le Monde, comme de l'AFP, sur le paiement de 20 à 25 millions d'euros risquent d'ouvrir un nouveau front délicat pour un exécutif accusé de volte-face sur de




