Menu
Libération

«Aucune hésitation : on y retourne»

Réservé aux abonnés

Endeuillée, RFI reste bien déterminée à couvrir le Mali.

Publié le 03/11/2013 à 21h26

Yretourner. Là-bas, où que ce soit, y retourner pour ne pas céder et, tout bonnement, pour faire le boulot. Que ce soit en Afghanistan, où RFI a perdu Johanne Sutton en novembre 2001, en Côte-d’Ivoire, où le correspondant de la radio Jean Hélène a été abattu par un policier en octobre 2003, et, bien sûr, au Mali, à Kigal, où Claude Verlon et Ghislaine Dupont ont été assassinés samedi.

Sitôt l'annonce, des journalistes de RFI ont afflué au siège de la station, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). «Muets» d'abord, raconte Sabine Mellet, amie de Ghislaine Dupont, ils se sont mis peu à peu à parler de leurs collègues morts à Kigal. «Tout le monde est venu pour être ensemble mais, surtout, pour bosser ; bosser, c'est notre réponse, comprendre, savoir ce qui se passe», souligne Guillaume Thibault, journaliste au service Afrique de RFI et voisin de bureau de Ghislaine Dupont. Le travail, comme moyen de rendre hommage. Le premier direct a eu lieu samedi à 18 heures : «C'était de l'information, pas de l'émotion : la classe, commente Guillaume Thibault. C'est pour ça qu'on respecte RFI, parce que c'est une radio qui donne des clés de compréhension.»

«Continuer». Et puis, ils n'ont plus eu que ce mot-là, cette envie aux lèvres, indique un journaliste : «Il n'y a même pas eu une seconde d'hésitation : on y retourne. Et la mort de Ghislaine et Claude est une raison de plus pour être présents.» Une volonté

Dans la même rubrique