Pour la première fois depuis la fin de la guerre et l’intervention de l’Otan, en 1999, tout le Kosovo (à savoir les Albanais et les Serbes) votait hier simultanément pour désigner ses maires. Mais les espoirs de normalisation se sont heurtés à la résistance farouche des Serbes du nord du Kosovo, où la consultation, boudée par les électeurs a dû être interrompue avant la fin du vote et dont le résultat pourrait donc ne pas être reconnu.
Pour la première fois, Belgrade avait encouragé la minorité serbe du Kosovo à participer au scrutin. Un geste attendu de la part de Serbie avant l’ouverture, en janvier, de ses négociations d’adhésion à l’Union européenne. Pour cette dernière, il s’agissait de tester la volonté de Belgrade de normaliser ses relations avec Pristina, après l’accord signé à Bruxelles le 19 avril.
Tendue. Au bout de l'exercice, Belgrade montait sur la première marche du train pour Bruxelles, et la baronne de l'UE, Catherine Ashton, qui a négocié l'accord signé par les deux Premiers ministres, Ivica Dacic et Hashim Thaçi, obtenait la confirmation que l'Union n'avait rien perdu de sa force d'attraction. La combinaison est déjà gagnante pour Pristina, récompensé la semaine dernière par l'ouverture de négociations sur un accord de stabilisation et d'association avec l'UE, et qui recevra des fonds supplémentaires dans le cadre de la pré-adhésion.
Mais le scrutin a dérapé. Malgré les déplacements de nombreux officiels serbes, dont le v




