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Obamacare : la tuile, c’est la Toile

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Alors qu’Internet était hier le vecteur de sa popularité, les ratés qu’y rencontre la réforme de la santé plombent le bilan du Président.

Barack Obama à Washington le 3 octobre 2013. (Photo Jason Reed. Reuters)
ParLorraine Millot
Correspondante à Washington
Publié le 18/11/2013 à 19h56

Barack Obama «n'a plus qu'à fumer du crack, comme le maire de Toronto», s'il espère encore faire remonter sa cote de popularité, en est venu à plaisanter le stratège démocrate James Carville, ancien directeur de campagne de Bill Clinton, reconnaissant que «ce président a de vrais problèmes, profonds et fondamentaux». Il plaide pourtant pour qu'on ne l'enterre pas encore complètement. «Après sa réélection, vu la composition du Congrès, je doutais déjà qu'Obama puisse faire adopter de grandes réformes, rappelle aussi Eric Ostermeier, auteur du blog Smart Politics et professeur à l'université du Minnesota. Après les problèmes et scandales de ces derniers mois, ses perspectives de faire de grandes choses durant ce second mandat sont maintenant très sombres.»

«Malédiction». Le dernier malheur en date de Barack Obama vient toujours du site internet conçu par son administration pour mettre en œuvre sa grande réforme de l'assurance maladie : un mois et demi après son lancement, le site ne fonctionne toujours pas correctement. En allant sur www.healthcare.gov, où ils sont censés acheter les nouvelles polices d'assurance proposées par la réforme, les Américains restent généralement bloqués sur des messages d'erreur ou voient même leur connexion int

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