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Récit

Egypte : l’armée frappée dans le Sinaï et tancée au Caire

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Alors que les jihadistes ont tué dix soldats hier, des libéraux ont manifesté contre le nouveau régime.

Barrière de barbelés dressée par l'armée sur Mohamed Mahmoud Street, près de la place Tahrir, au Caire, le 20 novembre. (Photo Amr Dalsh. Reuters)
Publié le 20/11/2013 à 20h16, mis à jour le 21/11/2013 à 10h26

Un attentat à la voiture piégée a tué au moins 10 soldats et en a blessé 35 autres, hier matin, à proximité d’El-Arich, dans le Nord-Sinaï. Cette région est en proie à de violents affrontements entre des groupes jihadistes et l’armée égyptienne, qui tente de rétablir l’ordre. Les combats dans le Sinaï se sont intensifiés depuis la destitution du président Mohamed Morsi, le 3 juillet.

Cette attaque est la deuxième plus meurtrière après l'exécution de 25 conscrits, au mois d'août. Elle intervient dans un contexte politique national tendu, quelques jours après la levée du couvre-feu et au lendemain de la commémoration des «événements de Mohamed-Mahmoud», qui ont donné lieu à une véritable bataille mémorielle au Caire. Mohamed-Mahmoud, une rue adjacente à la place Tahrir, est devenue l'un des principaux lieux symboles de la révolution du fait des violents heurts qui s'y sont déroulés en novembre 2011 entre les forces de l'ordre et les militants libéraux qui dénonçaient le régime militaire de transition. Une cinquantaine de manifestants avaient été tués.

Stèle. Pour ce deuxième anniversaire, le régime a cherché à se réapproprier les événements. Lundi, le Premier ministre, Hazem Beblawi, est venu inaugurer une stèle, érigée au centre de Tahrir en mémoire des victimes de Mohamed-Mahmoud et de tous les martyrs de la révolution. La cérémonie a été présentée comme s'inscrivant dans une logique de réconciliation nationale. Sauf qu'elle a été

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