Déjà à terre, les Frères musulmans viennent de recevoir un nouveau coup, asséné par le secrétaire d'Etat américain, John Kerry. Mercredi, dans une allocution à Washington, ce dernier a estimé que la confrérie avait volé la révolution égyptienne. «Les gamins de la place Tahrir n'étaient pas motivés par une quelconque religion ou une idéologie. Ils voulaient étudier, un travail, un avenir et non un gouvernement corrompu qui les prive de tout cela. Ils se sont exprimés à travers Twitter et Facebook, et c'est ça qui a porté la révolution. Et puis [la révolution] a été volée par l'entité la mieux organisée de tout le pays : la confrérie», a-t-il affirmé. Cette attaque, pour le moins virulente, marque un pas de plus vers un réchauffement diplomatique entre Washington et le régime du Caire après un été glacé.
Aide militaire. Lors d'une visite dans la capitale égyptienne, début novembre, John Kerry avait déjà adouci la position américaine en déclarant vouloir continuer à travailler avec les nouvelles autorités. Soutiens affichés de Mohamed Morsi, notamment par la voix de l'ex-ambassadrice Anne Patterson, les Etats-Unis avaient vivement condamné le renversement du Président par l'armée, ainsi que la brutale répression des islamistes qui s'en était suivie (lire ci-contre). Sans jamais parler de coup d'Etat cependant. Le 9 octobre, l'administration américaine avait même provisoirement suspendu une partie de son aide milit




