Septembre 2012. Benyamin Nétanyahou s’adresse à l’Assemblée générale des Nations unies. A l’aide du dessin d’une grosse bombe et d’une ligne rouge tracée à son extrémité supérieure, le Premier ministre israélien explique au monde la situation alarmante du programme d’enrichissement nucléaire iranien. La menace de la bombe est au centre de sa politique intérieure comme extérieure depuis son retour au pouvoir. Et c’est sur le nucléaire iranien que l’atmosphère entre le président Barack Obama, son secrétaire d’Etat, John Kerry, et Benyamin Nétanyahou s’est peu à peu dégradée pour atteindre le point le plus bas des relations israélo-américaines. La semaine dernière encore, le Premier ministre de l’Etat hébreu faisait un saut à Moscou pour tenter de convaincre Vladimir Poutine de ses positions, après s’être largement réjoui de la fermeté affichée alors par la France et réitérée lors du déplacement de François Hollande en Israël.
Avec l'accord intérimaire conclu à Genève, Benyamin Nétanyahou a donc essuyé un échec politique de taille. «Ce qui a été conclu à Genève n'est pas un accord historique, mais une erreur historique», a-t-il dit avec dépit. Du coup, il a remis la menace de frappes sur les installations iraniennes au goût du jour : «Israël n'est pas lié par cet accord. Le régime iranien est engagé dans la destruction d'Israël et Israël a le droit et l'obligation de se défendre lui-même contre toute menace.» Pour le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Li




