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A Bangkok, l’opposition occupe les ministères

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En Thaïlande, les partisans du Parti démocrate, hostiles à la Première ministre, ont violemment manifesté hier.

Des opposants au gouvernement thaïlandais rassemblés dans le hall du ministère des Finances, le 25 novembre. (Photo Chaiwat Subprasom. Reuters)
Publié le 25/11/2013 à 20h56

Les manifestants qui réclament le départ de la Première ministre thaïlandaise ont accru la pression de façon spectaculaire hier, en pénétrant dans deux ministères et en menaçant de s'emparer d'autres, dernière étape en date du mouvement de rue le plus important depuis la crise de 2010. «C'est la dernière étape de la désobéissance civile», a déclaré à la foule Suthep Thaugsuban, l'un des dirigeants du Parti démocrate, principal parti d'opposition, entré dans le ministère des Finances avec ses partisans.

«Si les fonctionnaires ne cessent pas leur travail, nous prendrons tous les ministères demain pour montrer que le système Thaksin n'a pas de légitimité à diriger le pays», a-t-il ajouté, en référence à l'ancien Premier ministre en exil, Thaksin Shinawatra, qui reste au cœur de la politique du royaume au travers de sa sœur, la Première ministre, Yingluck Shinawatra. En fin de journée, les manifestants ont pénétré dans le complexe du ministère des Affaires étrangères. Plusieurs dizaines de milliers d'opposants au gouvernement ont aussi marché vers une dizaine de sites, dont les sièges de la police et de l'armée.

Ils s'apprêtaient à dormir aux ministères et au pied du Monument de la démocratie, lieu emblématique de leur mouvement, où les tentes sont plantées depuis des jours. La Première ministre a annoncé hier soir l'extension à tout Bangkok d'une loi de sécurité spéciale, qui renforce le champ d'action de la police. Elle a appelé les Thaïlandais à «ne pas se

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