Tous les Etats des Balkans ont vocation à devenir membre à part entière de l'Union européenne. Ce leitmotiv que les diplomates de Bruxelles répètent à l'envi est-il plus qu'un slogan ? On est en droit de se poser la question quand on voit le sort réservé à la petite Macédoine, acceptée comme candidate à l'admission en 2005, - comme la Croatie qui vient d'intégrer l'UE le 1er juillet - mais toujours dans l'antichambre sans même une date pour commencer les négociations d'adhésion.
Nikola Poposki
(photo AFP)
, ministre des Affaires étrangères de ce petit pays de l’ex-Yougoslavie de 2 millions d'habitants, est venu cette semaine à Paris demander à la France de l’aider à débloquer son dossier.
Libération
lui a demandé d’expliquer ce qui coince.
Quelles sont les raisons de ce blocage ?
En 2009, le gouvernement grec a soulevé la question du nom de la Macédoine (ndlr : qu’il considère comme faisant partie de son patrimoine historique hellène). En 1995, il y avait eu un accord qui prévoyait que la Macédoine change sa constitution ainsi que son drapeau et donne des garanties sur l’intangibilité des frontières.
En contrepartie, la Grèce s’engageait à ne pas bloquer l’accession de notre pays aux institutions internationales, à savoir l’ONU mais aussi l’Otan, ou l’UE. La Macédoine a accepté de figurer à l’ONU sous le nom d’Ancienne république yougoslave de Macédoine (Arym ou Fy




