Les grandes oreilles américaines ne surveillent pas seulement les appels téléphoniques, elles traquent aussi les déplacements de centaines de millions de personnes dans le monde entier, pour déterminer où elles se trouvent et qui elles rencontrent. De nouveaux documents livrés par Edward Snowden, l’ancien contractuel de la National Security Agency (NSA) qui a fait défection en juin, montrent que l’agence américaine chargée de la surveillance électronique collecte chaque jour près de 5 milliards de données de géolocalisation.
Comme chacun le sait maintenant depuis longtemps, les téléphones portables sont de petits espions de poche qui permettent de situer leurs détenteurs à chaque instant, même s'ils ne sont pas en communication. La nouveauté, révélée par Snowden et le Washington Post, qui a décortiqué ses documents, est que la NSA collecte ces données en masse pour suivre non seulement ses «suspects», mais aussi tous ceux qui croisent leur chemin.
Câbles. Forcée à un peu plus de transparence par les révélations en série d'Edward Snowden, la NSA a confirmé au Washington Post qu'elle amasse bien de «vastes volumes» de données de géolocalisation dans le monde entier en se branchant sur les câbles qui relient les réseaux de téléphonie mobile. Comme par le passé pourtant, les services secrets assurent qu'ils ne font là rien d'illégal puisqu'ils visent des «cibles étrangères», non protégées par le dro




