Coup de théâtre à Pyongyang : la Corée du Nord a confirmé que le jeune leader de la dynastie communiste, Kim Jong-un, a démis son oncle, Jang Song-thaek, de toutes ses fonctions au sein de l’armée et du parti unique. Jang, 67 ans, qui est le mari d’une des filles du fondateur du régime, Kim Il-sung, était considéré depuis deux ans comme le numéro 2 du pouvoir. Selon plusieurs experts, cet apparatchik exerçait une forme de régence sur Kim Jong-un, 30 ans, monté sur le trône après la mort de son père Kim Jong-il en 2011.
La fin est abrupte pour ce «tuteur», soudain devenu victime de son neveu. La télévision l'a montré en train d'être emmené par plusieurs gardes lors d'une réunion du politburo consacrée à la dénonciation de ses «crimes contre-révolutionnaires dépassant l'imagination». Les dignitaires présents ont critiqué «à l'unisson» le «contre-révolutionnaire» et «exprimé fermement leur résolution d'adhérer aux idées du leader Kim Jong-un». Deux collaborateurs du dirigeant en disgrâce, qualifiés d'«éléments indésirables», ont également été purgés - et exécutés selon certains - pour avoir «formé une faction» dirigée par Jang.
Transfuge. Un troisième homme lié à Jang aurait fui en Chine «fin septembre ou début octobre», et aurait été depuis mis à l'abri par les services secrets sud-coréens, selon les médias de Séoul. Il s'agirait selon certaines sources d'un personnage clé, qui é




