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A Kiev, l’Euromaidan campe sur ses positions

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Ukraine . Les opposants, qui tiennent le centre-ville, ne se contenteront pas de l’éviction du Premier ministre.

ParSébastien Gobert
De notre correspondant à Kiev
Publié le 10/12/2013 à 20h36

«On les attend. S'ils viennent, on les retiendra. On ne pourra sans doute pas tenir indéfiniment. Mais on restera jusqu'au bout, c'est sûr.» Dans la nuit du 9 au 10 décembre, dans les couloirs du souterrain menant à la station de métro Maidan Nezalezhnosti (place de l'Indépendance), à Kiev, Serhiy et ses compagnons étaient déterminés à attendre. La rumeur courait que des unités antiémeute pouvaient surgir à tout moment des tunnels. «Nous n'avons pas d'armes et nous ne voulons pas nous battre. Notre révolution est pacifique, elle doit le rester.»

En surface, une fois franchis les barbelés et les barricades sommaires jetés sur les escaliers, la place vibrait d'une excitation nerveuse. «On voit de plus en plus de policiers. Ils vont attaquer, c'est sûr», croyait dur comme fer Yevhen, un jeune étudiant armé d'un bâton. Lui comptait bien se battre, mais juste pour sa «protection».

Voirie. Cette nuit cependant, ni la mairie ni le campement de Maidan Nezalezhnosti n'ont été inquiétés. Les forces de l'ordre se sont affairées à «nettoyer» les alentours, notamment quelques tentes aux abords de l'administration présidentielle. Sans violence particulière, malgré quelques blessés légers et arrestations. Une fois les tentes saisies, les services de la voirie ont entrepris sans attendre de faire disparaître les traces du campement.

Nerveux, fatigués et grelottants, les milliers de manifestants présents sur Maidan Nezale

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