C’est l’histoire d’un médecin britannique de 32 ans, Abbas Khan, retrouvé mort lundi dans sa prison syrienne. Ce jeune chirurgien était venu aider les victimes délaissées de la guerre que le régime d’Al-Assad mène contre son peuple. Sa famille, le gouvernement britannique accusent le régime de «meurtre».
Le docteur Khan est l’un des 100 000 morts de ce conflit, comptabilisés par des ONG qui essaient de briser le huis-clos imposé par le clan Al-Assad sur ses meurtres, tortures et massacres. Tous les témoignages provenant de ce pays martyr, devenu le plus dangereux pour les journalistes syriens ou étrangers, font état de la sauvagerie extrême des bourreaux de la dictature qui n’épargnent pas même les enfants. Il est de bon ton de déconsidérer l’opposition syrienne dominée au fil de la guerre par les islamistes en raison de l’aboulie des Occidentaux, qui ont laissé Al-Assad, ses alliés iraniens et les mercenaires du Hezbollah massacrer tout un peuple. Cette mainmise d’Al-Qaeda et ses semblables est indéniable. Elle sert le régime et la communauté des nations doit d’interroger sur ses responsabilités dans cette montée des extrêmes. Le pouvoir a ainsi pu user d’armes chimiques en toute impunité, Obama reniant ses engagements d’intervenir. Al-Assad, renforcé par le lâchage occidental de l’opposition, reconquiert des territoires perdus par la force des armes et l’arme de la faim. Ce renoncement va jusqu’à l’abandon des millions de déplacés et réfugiés syriens oubliés par la communau




