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Centrafrique : l’Europe soutient la France, mais juste en paroles

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Conflit. François Hollande milite vendredi matin auprès de ses alliés pour la création d’un fonds destiné à financer des interventions communes.

A Bangui, le 6 décembre. (Photo Sia Kambou. AFP)
ParGrégoire Biseau
Envoyé spécial à Bruxelles
Publié le 19/12/2013 à 21h26

Ne pas trop attendre de ce sommet européen, pour ne surtout pas être obligé de constater un échec. Voila dans quel état d’esprit François Hollande va aborder la séance de travail de ce vendredi matin consacrée à la situation internationale et donc à la Centrafrique. Il y prendra la parole pour faire le point sur la situation militaire et humanitaire. Et tenter de mobiliser les Européens.

Renfort. Jeudi, en arrivant à Bruxelles, le chef de l'Etat a annoncé la couleur : «Il y a des opérations qui sont menées aujourd'hui en Afrique, la France en a pris l'initiative avec les Nations unies, il est légitime que l'Europe vienne en soutien.» Depuis lundi, c'est chose faite. Le conseil des affaires étrangères de l'UE a «salué l'intervention de la France», en Centrafrique. Concrètement, Hollande est venu chercher une avancée sonnante et trébuchante : la création d'un fonds communautaire qui participerait au financement d'opérations militaires européennes (lire aussi page 24).

«J'ai reçu beaucoup d'appui des gouvernements […] et donc les financements doivent suivre également ces soutiens politiques», a déclaré jeudi le chef de l'Etat. En revanche, il n'est plus question pour Paris d'attendre des annonces de renfort de la part d'autres pays membres. «On souhaite d'abord une prise de conscience à l'échelle européenne et l'affirmation d'un volontarisme politique», dit-on au sein de la délégation française. Un

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