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Libération
Décryptage

Au Bangladesh, le bras de fer s’intensifie

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L’opposition appelle au boycott des élections de dimanche et espère un soulèvement populaire.

Publié le 29/12/2013 à 20h46, mis à jour le 30/12/2013 à 11h52

A quelques jours des élections législatives de dimanche, qualifiées de

«fantoches»

par l’opposition qui les boycottera, la tension est montée d’un cran hier au Bangladesh. Interdite par le pouvoir, une manifestation, appelée par les partis antigouvernementaux pour

«dire non à ces élections grotesques et oui à la démocratie»,

a dégénéré en affrontements avec la police, entraînant la mort de deux personnes.

Des violences habituelles au Bangladesh, où les manifs ont provoqué plus de 200 morts en 2013, année la plus violente depuis la partition avec le Pakistan en 1971. Elles découlent directement de l’intransigeance de la Première ministre, Sheikh Hasina (Ligue Awami), qui a refusé de laisser la place à un gouvernement neutre de transition avant le scrutin. Cette coutume est destinée à assurer un résultat crédible, mais elle a été abrogée par Hasina en 2011.

Exécution. Son opposante, Khaleda Zia (Parti nationaliste du Bangladesh, BNP) réclame un report des élections. Et elle appelle la rue à la rescousse, organisant ces derniers mois nombre de grèves générales, les hartals, avec blocage des transports et de l'activité économique, dans l'espoir que le soulèvement populaire aura raison du pouvoir. Celui-ci réagit par une répression croissante. Samedi, il a arrêté préventivement un millier de sympathisants de l'opposition et suspendu les transports vers Dacca, isolant la capitale où patrouillaient hier 11 000 forces de l'ordre.

La

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