Menu
Libération

Des lanceurs d’alerte des années 70 se dénoncent dans un livre

Réservé aux abonnés

Publié le 07/01/2014 à 20h36

Al’époque, il ne suffisait pas de télécharger des fichiers en douce pour dénoncer l’Etat surveillance américain : quarante ans avant Edward Snowden, un groupe d’activistes s’était armé d’un pied-de-biche pour dérober des centaines de documents dans un bureau du FBI, montrant comment les policiers traquaient des citoyens américains qui avaient pour seul tort d’être un peu trop engagés contre la guerre du Vietnam ou pour les droits des Noirs. Le crime vient seulement d’être élucidé, au nez et à la barbe du FBI. Dans un livre sorti hier aux Etats-Unis, cinq des huit cambrioleurs de 1971 racontent pour la première fois comment ils se sont introduits dans les bureaux du FBI de la petite ville de Media, à l’ouest de Philadelphie, le soir du 8 mars 1971, au moment où toute l’Amérique était rivée devant le «combat du siècle» entre Mohamed Ali et Joe Frazier.

«Nous l'avons fait… parce que quelqu'un devait le faire», a expliqué l'un des huit, John Raines, ancien professeur de théologie à l'université Temple, aujourd'hui âgé de 80 ans. Avec son épouse Bonnie, Raines a raconté avoir d'abord espionné pendant des mois les allers et venues des agents du bureau de Media, choisi car moins bien gardé que ceux de Philadelphie ou Washington. «Nous savions quand ils rentraient chez eux, quand ils éteignaient leurs lumières, quand ils se couchaient, quand ils se réveillaient le matin», a confessé l'ancien professeur. Son épouse, Bonnie, avait aussi fait quelques repérages à l'int

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique