Même pendant ses vacances de fin d’année à Hawaï, Barack Obama avait demandé à être briefé quotidiennement sur les combats à Bor ou Bentiu. Le Soudan du Sud, avec ses 11 millions d’habitants, est un «bébé» très cher aux diplomates américains qui ont beaucoup œuvré à sa création. D’Hollywood jusqu’au Congrès, le dernier né des Etats africains est l’un des rares sur ce continent à compter d’influents avocats aux Etats-Unis, à commencer par l’acteur George Clooney, l’un des premiers à avoir appelé les Etats-Unis et l’ONU à se mobiliser.
En coulisses, les diplomates américains se sont beaucoup démenés ces dernières semaines, multipliant les appels et pressions sur le président Salva Kiir et son rival Riek Machar pour tenter de les ramener à une table de négociation. «La Maison Blanche m'a demandé si je connaissais des gens qui ont de l'influence sur Machar, confie un bon connaisseur de la région. Lui parler directement n'a pas été facile car Machar a très peur que son portable puisse être localisé, il ne veut pas rester longtemps en ligne par crainte d'être ciblé. Mais Kerry [le secrétaire d'Etat américain, ndlr] et notre envoyé spécial [l'ambassadeur Donald Booth] ont réussi à lui parler, pour faire passer le message qu'il devait se rendre à Addis-Abeba, en Ethiopie, ou y envoyer ses représentants pour des négociations, et stopper sa marche sur Juba ou Bor.»
Contraste. La gestion américaine de cette crise,




