La Chine a confirmé ce mois-ci son ambition de devenir une superpuissance militaire. Le 9 janvier, à la grande surprise de tous les experts, l’armée populaire de libération (APL) a réalisé le test grandeur nature d’un missile de croisière hypersonique volant à Mach 10 - dix fois la vitesse du son, soit 12 250 km/h. Seuls les Etats-Unis y étaient jusqu’alors arrivés. Cette arme encore expérimentale, dite «hypervéloce», sera si rapide qu’aucun système de défense antimissile existant ne sera capable de l’intercepter, conférant une supériorité stratégique considérable au pays qui parviendra à la déployer. Elle est supposée permettre de frapper n’importe quel point du globe dans un délai très court, avec une tête conventionnelle ou nucléaire. La Russie, l’Inde et la France s’y intéressent également.
L’exploit chinois a été révélé cette semaine par des officiels du Pentagone. Pékin, qui avait gardé l’affaire secrète, a confirmé mercredi que ce test avait bel et bien eu lieu. Les forces armées chinoises, qui paraissent déterminées à se doter de fortes capacités stratégiques à longue portée, modernisent leur arsenal à marche forcée. Après la pulvérisation réussie en 2007 d’un de ses satellites situé à 800 km de la Terre à l’aide d’un missile orbital, la Chine a mis à flot un porte-avions, s’est lancée dans la construction d’un second porte-aéronefs ultramoderne, a déployé des sous-marins ultrasilencieux, et des prototypes de drones et d’avions furtifs.
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