La mort du leader des talibans du Pakistan, Hakimullah Mehsud, a finalement été vengée par ses compagnons d’armes. La puissante armée pakistanaise a ainsi vécu des heures noires ces derniers jours, visée par deux attaques du TTP. Lundi, dans un marché animé situé à seulement un kilomètre du quartier général des militaires, censé être très surveillé, un kamikaze taliban a réussi à se fondre dans la foule sans être inquiété. Treize personnes - dont huit soldats et trois enfants allant à l’école - ont été tuées lorsqu’il s’est fait exploser sur ce marché de Rawalpindi, la grande ville jumelle près d’Islamabad.
Série noire. Cette déflagration dévastatrice a détruit les vitres de plusieurs immeubles et laissé son lot de morceaux de corps humains. Elle fait craindre le début d'une série noire, vingt-quatre heures à peine après une autre attaque à Bannu (nord-ouest), la plus meurtrière menée par le TTP contre l'armée depuis près de trois ans. Vingt-six paramilitaires y ont été tués et vingt-cinq autres blessés - la plupart gravement - dans une attaque contre leur convoi.
Dans ses revendications, le TTP a affirmé avoir voulu venger la mort d’Hakimullah Mehsud, tué en novembre, et d’un autre leader, tous deux victimes d’attaques de drones de la CIA dans la zone tribale du Waziristan du Nord. Ces zones à la frontière de l’Afghanistan forment le repaire du TTP et de ses alliés d’Al-Qaeda. A travers ces attaques spectaculaires, le nouveau leader du TT




