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Samba-Panza intronisée, le pays brûle toujours

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Centrafrique . La présidente de transition demande plus de soldats, notamment pour sécuriser la province, totalement hors de contrôle.

Publié le 23/01/2014 à 20h26

La présidente de transition, Catherine Samba-Panza (59 ans), qui a pour priorité de pacifier un pays déchiré par des tueries interreligieuses, a prêté serment hier en fin de journée sur fond de violences quasi quotidiennes et de crise humanitaire sans précédent. Elle succède à Michel Djotodia, qui avait renversé le régime de François Bozizé en mars, à la tête de sa coalition rebelle, la Séléka, et a été contraint à la démission le 10 janvier sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale (soutenus par la France). La nouvelle présidente, première femme à la tête du pays depuis son indépendance en 1960, devrait nommer aujourd’hui un Premier ministre.

Cadavres. Après des violences ayant fait au moins 10 morts mardi, la situation restait tendue hier dans la capitale. Au PK13 (nord), un véhicule de la Croix-Rouge a ramassé au matin deux cadavres de musulmans. Les civils chrétiens avaient quitté leur domicile de peur des affrontements, et les pillages de commerces et de maisons se poursuivaient.

La province, elle, reste toujours sous la coupe de chefs de guerre, ont rappelé mercredi l'archevêque et l'imam de Bangui, Dieudonné Nzapalainga et Oumar Kobine Layama, rencontrés par Libération. Les deux religieux, auxquels s'était joint le pasteur Guerekoyame-Gbangou - rappelé en urgence à Bangui «pour raisons personnelles» - étaient de passage à Paris dans le cadre d'une tournée des capitales européennes afin notamment de faire p

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